L.

L. 2011

Cette animation, L., met en scène deux formes rectangulaires tracées côte à côte, dans un espace vide. Cette animation est le produit de la multiple répétition, par transparence[1], du dessin initial. D’une reproduction à l’autre, des variations se produisent involontairement : le trait peut s’épaissir et accroître d’autant la taille des deux motifs. C’est ce jeu d’amplification, et, a contrario, de rétractation, qui est retenu pour cette animation. Les effets engendrés mécaniquement par l’exercice de duplication manuelle du graphisme sont, dans un premier temps, forcés pour être progressivement amoindri. Les deux parallélépipèdes évoluent discrètement et se chargent de ces minimes transformations. La reproduction répétée du trait qui, tour à tour, semble se dilater pour se rétracter, paraît imprimer une respiration. A ce battement j’ajoute progressivement dans la répétition d’un dessin à l’autre, un rapprochement des deux formes vers le centre de la surface du support. Un contact furtif se produit  avant que le processus de rapprochement ne s’inverse, pour, du fait de sa mise en boucle, reprendre de nouveau.

[1] Cette reproduction est effectuée sur une table lumineuse destinée initialement à l’observation de négatifs de films.