Loophole

Loophole

Les parois vitrées de l’Espace M sont occultées d’un badigeon de blanc à base de craie, dit « blanc de Meudon » ou « blanc d’Espagne ». Les trois ouvertures pratiquées permettent d’apercevoir l’intérieur de l’espace d’exposition dont la porte demeure close. Ces meurtrières horizontales, effectuées depuis l’intérieur de l’espace, sont obtenues d’un essuyage du bout des doigts de la main. Le geste, l’empreinte, la taille, la hauteur, l’angle et la largeur du champ de vision sont ceux de personnes qui me sont proches, Laurent, Paul et Marguerite, marques de leurs identités et présence passée. Détail de l’installation, aperçu depuis l’une des ouvertures, un module architectural dont le contact au sol se veut prétexte à interrogation.

 

*Loophole, littéralement « trou dans la boucle ». Ce mot, dans sa traduction de l’anglais au français, peut revêtir divers aspects : meurtrière (dans une architecture fortifiée) ou − selon son acception figurative − échappatoire, lacune, faille (dans un raisonnement ou un texte de loi), vide, manque, porte de sortie. (Cf. The Oxford English Dictionary)